Le plomb est un poison qui s’accumule dans
l’organisme et qui ne s’élimine que très lentement. Le saturnisme ou maladie du plomb est très
difficile à traiter. Cependant, on peut
tirer, couler ses balles et recharger pendant des années sans s’exposer au
moindre problème si l’on est averti et soigneux.
Les balles sont constituées d’un noyau en
plomb chemisé ou nu. Les amorces sont
constituées de trirésorcinate ou styphnate de plomb.
Les résidus d’amorces percutées doivent
être considérés comme toxiques. Les gaz
de tir contiennent des vapeurs de plomb dangereuses dans un local mal ventilé.
On retrouve le plomb à tous les stades,
mais les risques de contamination ne sont pas forcément où on les attend.
Voici une liste non exhaustive de constats
et recommandations compilées par des auteurs américains :
- L’entrée du poison se fait par la respiration, la bouche, la peau et
les cheveux.
- Se brosser soigneusement les mains après le rechargement ou le tir.
- Porter toujours une casquette au pas de tir, en plus du casque et des
lunettes de protection.
- Les étuis percutés sont pollués au plomb. Ne pas les stocker dans la poche du pantalon.
-
La presse et le banc ne seront jamais nettoyés à l’aspirateur, mais avec une
serviette grasse qui sera jetée à chaque fois.
- Le déplombage d’un canon avec une brosse en bronze projette dans
l’atmosphère des micro-particules de plomb.
Opérer en plein air avec un
masque jetable.
- Ne couler les balles au moule que dans un local bien ventilé.
- La balle émet l’essentiel de ses vapeurs plombées à la désintégration
derrière les cibles. L’air y est
particulièrement pollué.
- La collecte des étuis nettoyés après le passage dans le bac vibreur
est une source importante de contamination.
- Pendant l’opération de fusion du plomb, on doit écrémer les scories de
la surface avec énormément de précautions.
Faut-il
avoir peur ?
Pas plus que des gaz d’échappement de nos
voitures...mais il vaut mieux faire attention...