Les sept étapes de l’opération de n’importe
quelle arme sont les mêmes.
Toutes ces étapes sont accomplies
mécaniquement ou manuellement et pas nécessairement dans l’ordre.
1) TIR : l’appui sur la détente relâche le marteau qui percute la
munition dans la chambre.
2) DEVERROUILLAGE & EXTRACTION PRIMAIRE : le verrou est fermé
et bloqué durant le tir. Après le tir,
la première opération est de déverrouiller le verrou. Les armes automatiques font cela grâce à la
pression des gaz. L’étui est décollé de
la chambre.
3) EXTRACTION : l’étui est complètement ou partiellement retiré de
la chambre et peut donc être extrait avec les doigts ou l’éjecteur.
4) EJECTION : après l’extraction, l’étui est éjecté hors de l’arme
ou retiré à la main.
5) ARMEMENT DU PERCUTEUR : le ressort du marteau ou du percuteur
est comprimé et maintenu dans cette position
6) ALIMENTATION : une nouvelle cartouche est chambrée à la main ou
par le verrou ramené vers l’avant.
7) VERROUILLAGE : le boîtier est verrouillé et l’arme est prête à
tirer.
Les
différents type d’actions :
L’utilisation des gaz pour le chargement de
l’arme fut inventé par John Browning au début du 20e siècle. L’armée américaine et son M-1 Garand fut
probablement le plus connu des fusils à rechargement par emprunt des gaz.
Au moment du tir, une partie des gaz est
déviée à travers un cylindre et vient pousser le piston qui actionne les pièces
mobiles vers l’arrière.
Actuellement, les deux plus fameuses
carabines fonctionnant sur ce principe sont la Remington Model 7400 et la
Browning BAR Mark II.
Les armes semi-automatiques rendent plus
agréables à tirer tous les calibres très puissants. Le gros avantage est bien évidemment le fait
qu’une nouvelle cartouche est automatiquement chambrée immédiatement après le
tir. C’est d’un grand confort et d’une
grande sécurité lors de la chasse d’animaux dangereux. Ce genre d’armes apporte une aide importante
aux gauchers. La précision est
excellente, ni plus, ni moins, qu’un autre type d’action.
Un désavantage serait un éventuel problème
de fiabilité si le mécanisme plus complexe était trop encrassé ou gelé. Mais il existe des produits lubrifiants qui
ne gèle pas.
Les armes à verrou sont les plus choisies aujourd’hui. Beaucoup de tireurs contemporains ne réalisent pas que ce type d’action a été inventé en 1829 par Jean Von Dreyse. L’action à verrou est donc arrivée avant les cartouches et le verrou fut adapté par après. En 1860, Peter Paul Mauser créa le verrou actuel et Mauser fut synonyme du développement des actions à verrou. En 1898, son Model 98 apparu. Son système fut depuis lors adapté mais n’a jamais subit de profondes modifications.
Les actions à verrou modernes sont plus résistantes, plus fluides et élaborées avec moins de tolérances que les anciennes. Les nouveaux matériaux permettent de plus grandes pressions ainsi les armes à verrou sont chambrées dans pratiquement tous les calibres puissants.
La simplicité du mécanisme le rend très fiable et très précis.
Le principal désavantage est la lenteur. En effet, si quelques tireurs arrivent à manipuler l’action l’arme à l’épaule, la plupart doivent abaisser l’arme, manipuler le verrou, puis remettre en joue. Tout ceci compromet souvent le deuxième tir rapide.
La forme la plus rapide d’action à verrou est le système linéaire tel que chez Mauser ,Blaser (R 93) ou Bowning (Acera). Malgré la rapidité, ce système est plus lent que les autres types d’action.
L’autre type d’action qui est généralement
reconnu comme offrant une précision supérieure est le système à bloc tombant,
d’un seul coup. Ce système est le choix
des connaisseurs.
Fin du 19e siècle, les
fabricants étaient nombreux : Ballard, Farquharson, Sharps Borchardt,
Stevens et Winchester 1885. Aujourd’hui,
à part quelques artisans, il ne reste que Browning (High Wall et Low Wall) et
Ruger (N°1). Pedersoli fabrique de
magnifiques (mais coûteuses) répliques d’armes anciennes.
Pour déverrouiller et ouvrir cette action,
on doit abaisser un levier en-dessous du boîtier qui fait descendre le bloc
verticalement à l’intérieur de l’arme, d’où le nom de bloc tombant. La cartouche vide est extraite ou éjectée
lors de cette manipulation. Après cela,
on introduit manuellement une nouvelle cartouche dans la chambre et on relève
le levier pour replacer le bloc fermant la chambre.
Cette action est aussi solide et précise
que le verrou mais permet en plus de raccourcir l’arme de près de 10cm. Ce système est complètement ambidextre.
Le désavantage principal est évidemment
qu’il est à coup unique et que l’on doit transporter les munitions en-dehors de
l’arme.
L’action à levier est devenue populaire
depuis 1866 en Amérique du Nord, quand Oliver Winchester introduisit son modèle
1866 « Yellow Boy » (à cause de son boîtier en laiton). Le système à levier est le successeur à répétition
du bloc tombant. Ce système est
identifiable aisément grâce au levier en anneau sous le boîtier.
Le levier est manipulable naturellement et
aisément en gardant l’arme à l’épaule ce qui accélère énormément le
rechargement tout en restant un peu plus lent que le système à pompe.
Un désavantage de ce système (sauf pour
certains modèles) est qu’il n’est pas utilisé pour les calibres puissants et
qu’il interdit les munitions à têtes pointues à cause de son magasin tubulaire
(pour éviter la percussion sous l’effet du ressort et du recul).
Ces armes sont généralement considérées
comme moins précises.
Les marques actuelles les plus connues sont
Winchester et Marlin.
Ces armes sont très populaires grâce aux
nombreux concours « Cow-Boy Action Shooting ».
L’action à pompe est la plus rapide des
actions manuelles.
Ce genre d’arme est habituellement chambrée
dans les calibres des fusils de chasse (12) et plus rarement pour les munitions
à percussion centrale (Remington et Browning).
Le système à pompe est un système très
naturel. Au moment du recul, la main
posée à l’avant de l’arme recule également et ainsi déverrouille et éjecte la
munition vide. Au moment où l’arme
revient vers l’avant, la main suit également le mouvement et chambre une
nouvelle cartouche. Ce système peut
faire son cycle pratiquement aussi vite qu’un semi-automatique.
Ces armes sont complètement ambidextres.